• Thésée • One Shot • Au cœur du labyrinthe

    Ecrit à la demande d'Yventall 

    Au cœur du labyrinthe...

    Le silence m'étreignait, cela fessait des heures que je courrait. Je sentait mon cœur battre à une telle vitesse que je craignais à chaque instant qu'il ne s'arrête, mon souffle depuis longtemps était saccader. J'allais en manquer, je le savais. La nuit étirait ma peau, sortant ses longues griffes noires pour me lacérer le visage de son grand acier froid. Il était juste derrière moi. Le silence m'étreignait, cela fessait des heures que je fuyait. Je tournait en rond, là encore cet arbre, encore, encore, encore, encore, ENCORE ! Labyrinthe, piège de Minos. Le monstre me suis. Enfant d'Athènes, enfant né pauvre. Treize an de vie et te voilà plongé dans l'arène. Autour de toi la morts, le sang de tes semblables aux ossements ensevelis sous tes pieds. Survie au taureau de l'arène et l'on te plongeras avec le monstre. Cherche la sortie mais tu ne la trouvera pas. Existe t-elle seulement ? Je n'est plus que des idées dans la tête, des pensées amer, de simple mots pour résumer mon agonie. Des larmes, des larmes noires, des larmes de sang, des larmes de douleur, des larmes de peur. J'ai plus de souffle, l'air compressé en mes poumons et j'ai la nette impression que plus jamais je ne pourrais respirer. Y a plus d'espoir. Et mon rythme en son sein, saccadé. Mes poumons vidés. Au genoux ensanglantés. Et puis tu tombe, te retrouve plongé dans la poussière. Je ne respire plus, je ne fuit plus, je suis déjà mort. C'est bon, je t'appartient. 

    Il y avait son souffle chaud, tout près, oui si près de moi. La peur, l'effroi. Je vais mourir ici, comme ça, près de lui, loin de toi. Ariane. Est-ce que tu entend mon cœur battre ? Toi qui m'a donné ce fil, ce fil doré censé me libérer de ce piège créer par cet homme de mon peuple. Faux Athénien, meurtrier et traître. Celui-là même qui a crée ce fil, ô ma douce Ariane. Dit moi commet te rejoindre ?

    Je me suis tourné vers le monstre. Il était là, juste en face de moi. Si grand. Si fort. Si impressionnant. Je me sentait ridiculement faible face à lui, agenouillé là, à ces pieds, totalement essoufflé, blessé et anéantit mentalement. Le monstre, mi-homme, mi-taureau semblait savourer sa victoire, me fixant de ses grands yeux rouges. Il me clouait au sol d'un simple regard. Mais je compris, je compris qu'il était prisonnier de ces lieux lui aussi. Et ce terrible silence qui m'angoissait, qui me tenait là, me tenaillant, m'empêchant d'écouter mon instinct qui m'ordonnait de fuir. Cet instinct qui hurlait si fort en moi que j'avais peur de voir ma tête exploser. En cet instant, j'était totalement seul. Seul avec le monstre. Devais-je l’occire ? Lui même enfermé, l'enfant qui n'avait rien demandé, le monstre, le détesté, celui qui a peine née était déjà renier. Avait-t-il eu sa chance ? Non. Mais qui de nous l'a eu ? Plongés dans les terres du monstres depuis des années, morts, tués, déchirés. Les enfant d'Athènes. Punis pour une faute d'un autre.

    La brume de mon esprit sur ce qui c'est alors passé ne s'est pas dissipée. Et sûrement ne se dissipera t-elle jamais. J'avais.. mon épée en main, mais peut-être l'ai-je lâchée. Il y avait le monstre et.. et puis il est mort. Je ne l'ai pas assassiner. Je crois que je l'ai sauvé. En fait, c'était pas à  celui qui tuait le monstre, c'était à celui qui pouvait quitter ce lieu. Ô monstre lui même enfermé. La vérité, c'est que j'avais un billet pour partir, alors c'est lui, qui est rester. Qu'avais-je de plus que les autres ? Je t'avais toi, Ariane. Alors... pourquoi, dit moi, ARIANE ! DIT MOI !

    Pourquoi t'ai-je abandonnée ?


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